Accompagnement: et si vous aidiez...un peu trop?
- michelinegarceau
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
« Si j'étais à ta place… »
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Nous avons tous prononcé cette phrase un jour.
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Comme gestionnaire. Comme coach. Comme parent. Comme ami.
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Elle part presque toujours d'une bonne intention.
 Nous voulons aider. Rassurer. Faire profiter l'autre de notre expérience.
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Et pourtant…
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C'est peut-être à cet instant que nous cessons véritablement de l'accompagner.
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On croit souvent accompagner quelqu'un… alors qu'on est parfois simplement en train de lui apprendre à nous ressembler.
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Sans mauvaise intention. Â
Parce que nous savons ce qui a fonctionné pour nous.
 Parce que notre expérience nous rassure.
 Parce que notre façon de voir le monde nous paraît logique.
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Mais l'autre ne porte pas notre histoire.
 Il n'a pas nos blessures.
 Il ne s'appuie pas sur les mêmes valeurs.
 Et surtout, il ne marche pas vers la même destination.
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Alors pourquoi sa réponse devrait-elle ressembler à la nôtre?
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Et plus j'accompagne, plus j'en viens à croire que la véritable richesse de l'accompagnement ne réside pas dans les réponses que nous transmettons.
 Elle réside dans notre capacité à faire suffisamment de place pour que l'autre découvre les siennes.
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Cela demande une posture particulière.
Accepter de ne pas être celui qui sait.
Résister à l'envie de guider trop vite.
 Faire confiance à un chemin que nous ne comprenons pas toujours… parce qu'il n'est pas le nôtre.
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Accompagner quelqu'un, ce n'est peut-être pas lui montrer le bon chemin.
 C'est reconnaître que le bon chemin est rarement le même pour tous.
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Et que le plus beau privilège que nous puissions avoir est de marcher quelques pas aux côtés de quelqu'un, sans jamais chercher à marcher à sa place.
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Peut-être est-ce là la plus belle forme de respect.
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Permettre à l'autre de devenir pleinement lui-même…
plutôt qu'une meilleure version de nous.
🌿 Pour poursuivre la réflexion sur l'accompagnement...
Parce qu'une réflexion en nourrit souvent une autre, je vous propose trois lectures complémentaires.
→ Les biais inconscients : quand notre cerveau décide avant nous
Nos décisions et nos conseils sont souvent influencés par des mécanismes dont nous n'avons même pas conscience.
Lire le billet : Quand notre cerveau veut avoir raison: Le biais de confirmation
→ La performance passe par la présence
Avant de vouloir guider les autres, il est parfois plus précieux d'être pleinement présent à ce qu'ils vivent.
Lire le billet: → Quand la performance passe par la présence
→ Le pouvoir de la prise de conscience
Les changements les plus durables ne viennent pas des réponses que l'on reçoit, mais des découvertes que l'on fait soi-même.
Lire le billet: →Le pouvoir de la prise de conscience
