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Leadership et équipes : ce que le « Grinch » nous révèle

  • michelinegarceau
  • 23 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Chaque année, à l’approche des Fêtes, je souris quand j’entends quelqu’un se faire traiter de « Grinch ». Celui ou celle qui n’embarque pas, qui résiste à l’enthousiasme ambiant, qui semble à contre-courant de la joie collective.

Pendant longtemps, en observant les équipes, j’ai moi aussi eu ce réflexe : voir le « Grinch » comme un frein. Avec le temps, et l’expérience, ma lecture a profondément changé.

Le « Grinch » que j’ai appris à écouter

Dans les équipes que j’accompagne, la résistance ne prend presque jamais la forme d’un désengagement pur. Elle apparaît plutôt comme un retrait, un cynisme discret, une forme de lucidité inconfortable.

Derrière ce que l’on appelle trop vite une “mauvaise attitude”, j’ai souvent rencontré :

  • de la fatigue accumulée,

  • un sentiment de non reconnaissance,

  • une lassitude face à des initiatives qui s’enchaînent sans réel ancrage,

  • ou simplement un besoin de vérité.


Le « Grinch » d’une équipe n’est pas celui qui ne veut pas contribuer. C’est souvent celui qui ne veut plus faire semblant.

Quand la culture exige l’enthousiasme

J’ai vu des organisations pleines de bonnes intentions multiplier les rituels, les célébrations, les discours mobilisateurs. Et j’ai vu, en parallèle, émerger une résistance silencieuse. Plus on impose la joie, plus certains se ferment. Avec le recul, je comprends mieux pourquoi. Là où l’émotion devient une obligation, la sécurité psychologique s’effrite.

Le « Grinch » apparaît alors comme un signal faible : quelque chose sonne faux, trop vite, trop fort, trop bien aligné pour être complètement vrai.


Ce que le « Grinch » révèle du sens

Dans l’histoire originale, le « Grinch » enlève tous les symboles de Noël pour vérifier si le sens tient encore. Cette image m’habite souvent quand je travaille avec des équipes.

Certaines personnes jouent ce rôle malgré elles. Elles questionnent les rituels. Elles hésitent à célébrer. Elles mettent le doigt sur l’écart entre le discours et le vécu.

Ce ne sont pas des empêcheurs d’avancer; ce sont souvent des gardiens du sens.


Leadership et équipes

Pendant longtemps, j’ai cru que le rôle du leader était de ramener tout le monde dans le mouvement. Aujourd’hui, je crois autre chose. Le leadership mature ne cherche pas à corriger le cynisme. Il cherche à comprendre ce qu’il protège.

Créer des équipes solides, ce n’est pas éliminer les tensions. C’est créer des espaces où l’on peut nommer ce qui résiste, sans être disqualifié.


Mon propre  « Grinch »

Et puis, si je suis honnête, je reconnais aussi mon propre « Grinch » . Celui qui doute. Celui qui se méfie des élans trop parfaits. Celui qui se protège de la déception.

Apprendre à leader, pour moi, c’est aussi apprendre à écouter cette part, sans lui laisser toute la place, mais sans la faire taire non plus.


Ce que je crois aujourd’hui

Leadership et équipes: Une équipe mature n’est pas une équipe toujours enthousiaste. C’est une équipe qui tient même quand :

  • l’énergie fluctue,

  • l’alignement n’est pas parfait,

  • tout le monde ne ressent pas la même chose au même moment.

Comme dans l’histoire du « Grinch », le lien véritable ne dépend pas des symboles. Il dépend de la capacité à rester ensemble, même quand tout n’est pas “beau”.


Le  «Grinch» n’est pas l’ennemi de la culture d’équipe. Il en est souvent le révélateur.

Illustration symbolique du leadership et des dynamiques humaines en équipe, entre résistance, sens et authenticité.

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